Le blog-notes de Marie
HERVIEU

COLMAR - Le tribunal de grande instance de Colmar (Haut-Rhin) statuant en référé a condamné lundi le groupe Leclerc à retirer ou à modifier, sous peine d'astreinte, sa campagne publicitaire qui prônait la vente de médicaments non remboursables en grande surface, apprend-on de source judiciaire.
Le groupement des pharmaciens Univers Pharmacie (près de 500 officines), Directlabo (un millier d'adhérents) et deux syndicats de pharmaciens, USPO (Union des syndicats de pharmaciens d'officine) et UNPF (Union nationale des pharmaciens de France) exigeaient le retrait de la campagne Leclerc, sous astreinte de 20.000 euros par jour de retard, pour "publicité mensongère et dénigrement".
Cette publicité affirme que Leclerc pourrait vendre des médicaments 25% moins cher que la moyenne si le gouvernement ouvrait le marché à la grande distribution.
Les plaignants estiment que cette publicité qui dessine les médicaments sous forme de bijoux de luxe, est "mensongère à l'égard des pharmaciens décrits comme des grippe-sous et que promettre une telle baisse est faux", selon leur avocat Me Michaël Allouche.
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a estimé récemment lors d'une interview que "cette publicité était mensongère". Les avocats de Leclerc avaient mis en avant le "droit à la liberté d'expression" et le souhait "d'ouvrir un débat sur le monopole" de cette vente des médicaments non remboursables. AP
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